22/08/2006

Pour mon passé, notre présent, notre avenir...

J'ai tant caché mes différences

Sous des airs ou des faux semblants

J'ai cru que d'autres pas de danse

Me cacheraient aux yeux des gens

 

Je n'ai jamais suivi vos routes

J'ai voulu tracer mon chemin

Pour aller plus haut, aller plus haut

Où l'on oublie ses souvenirs

Aller plus haut, aller plus haut

Se rapprocher de l'avenir

 

J'ai perdu tant de fois la trace

Des rêves pour lesquels je vivais

Je n'ai pas su te dire "je t'aime"

Seulement te garder

 

Il faut aussi dire ses doutes

Et les poser dans d'autres mains

 

 

 

 

 

Pour aller plus haut, aller plus haut

Et dessiner des souvenirs

Aller plus haut, aller plus haut

Et croire encore en l'avenir

 

 

 

Aller plus haut, aller plus haut

Se rapprocher de l'avenir

 

Tina Arena

16:09 Écrit par La p'tite dans Mon p'tit moi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

09/08/2006

Je continue dans mes p'tites leçons de vie...

Extrait de "Et si c'était vrai..." de Marc LÉVY  (encore)

 

 "

Ils étaient tous deux assis face à face, dans la petite barque, silencieux depuis quelques minutes, elle le regarda intensément et lui demanda d'une voix inhabituelle : "Arthur, tu sais que je ne sais pas nager, que ferais-tu si je tombais à l'eau ?" "Je viendrais te chercher", répondit l'enfant. Lili se mit aussitôt en colère : "C'est stupide ce que tu dis !" Arthur resta figé par la violence de la réponse.

-        Essayer de ramer jusqu'à la terre, voilà ce que tu ferais !

Lili criait.

-         Seule ta vie a de l'importance, ne l'oublie jamais, et ne commets jamais l'outrage de jouer avec ce cadeau unique, jure-le !

-         Je le jure, avait répondu l'enfant apeuré.

-         Tu vois, dit-elle en se radoucissant, tu me laisserais me noyer.

Alors, le petit Arthur se mit à pleurer. Lili cueillit les larmes de son fils du revers de son index.

-        Nous sommes parfois impuissants, et cela provoque un tourment souvent insoutenable. Ce sentiment t'accompagnera toute ta vie, parfois tu l'oublieras, parfois ce sera comme une obsession. Une partie de l'art de vivre dépend de notre capacité à combattre notre impuissance. C'est difficile, parce que l'impuissance engendre souvent la peur. Elle annihile nos réactions, notre intelligence, notre bon sens, ouvrant la porte à la faiblesse. Tu connaîtras bien des peurs. Lutte contre elles, mais ne les remplace pas par des hésitations trop longues. Réfléchis, décide et agis ! N'aie pas de doutes, l'incapacité d'assumer ses propres choix engendre un certain mal de vivre. Chaque question peut devenir un jeu, chaque décision prise pourra t'apprendre à te connaître, à te comprendre.

Fais bouger le monde, ton monde ! Regarde ce paysage qui s'offre à toi, admire comme la côte est finement ciselée, on croirait de la dentelle, tu vois comme le soleil y fait vivre mille lumières toutes différentes. Chaque arbre oscille à sa vitesse sous les caresses du vent. Tu crois que la nature a eu peur pour inventer autant de détails, autant de densité. Mais la plus belle des choses que la terre nous a données, ce qui fait de nous des êtres humains, c'est le bonheur de partager. Celui qui ne sait pas partager est infirme de ses émotions. Tu vois, Arthur, ce petit matin que nous passons ensemble se gravera dans ta mémoire. Plus tard quand je ne serai plus là, tu y penseras, et ce souvenir sera d'une certaine douceur, parce que nous avons partagé cet instant. Si je tombais à l'eau, tu ne te jetterais pas pour me sauver, ce serait une bêtise. Ce que tu ferais, c'est me tendre la main pour m'aider à remonter à bord, et si tu échouais et que je me noyais, tu aurais l'esprit en paix. Tu aurais pris la bonne décision de ne pas risquer de mourir inutilement, mais tu aurais tout tenté pour me sauver.

  Tandis qu'il ramait vers le rivage, elle prit la tête du petit garçon dans ses mains, et l'embrassa tendrement sur le front.

-        Je t'ai fait de la peine ?

-        Oui, tu ne te noieras jamais si je suis là. Et je plongerai quand même dans l'eau, je suis bien assez fort pour te ramener.

 "

 

08:53 Écrit par La p'tite dans Mon p'tit moi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

07/08/2006

Une petite leçon de vie...

Voici un extrait de "Et si c'était vrai…" de Marc LEVY.

 

Il est parfois des moments comme ceux-là où l'on trouve une grande inspiration de vie dans un passage de livre, une phrase qui nous interpelle…

Quand j'ai lu ce passage, j'ai trouvé là des mots à mettre sur cette impression de bonheur, de plénitude que je vis avec mon homme, cette "non peur", cette "plus peur" de vieillir ensemble, de vivre toute une vie avec la même personne. Cette idée m'effrayait avant CET homme devenu mien, je pensais que c'était impossible, que ceux qui y arrivent faisaient un peu semblant, par fierté, qu'ils se complaisaient dans cette habitude…et puis j'avais pas vraiment d'exemple devant les yeux…

Et puis j'ai vu, un jour, mon grand-père offrir un mot doux à ma grand-mère, un mot qu'on aimerait tous recevoir je crois surtout après des décennies communes, un mot qui lui disait, en gros "merci d'être elle", un petit poème, ho pas grand-chose mais tellement, un petit poème sur un faux parchemin avec de petites fleurs séchées, simple, tout simple mais quel message ! J'en ai des frissons tant ce message était des plus beaux que j'ai vu de ma vie ! Et son petit sourire fier quand il le lui a offert…fier d'être encore amoureux après tant d'années, fier de son petit geste, tellement grand ! Je l'imagine aujourd'hui, tomber sur ce petit poème dans un magasin et l'acheter pour elle, rien que pour elle…probablement avec le même petit sourire qu'en le lui offrant…

Et ce petit parchemin est toujours accroché dans leur salon aujourd'hui, depuis bien 10ans...

 

Ensuite, quand cette idée s'est faite mienne, cette "plus peur", elle me paraissait bizarre. Je me disais "mais tu es vieille dans ta tête ou quoi pour aimer votre petite vie ?" !

Aujourd'hui, j'ai l'impression de vivre le plus grand bonheur du monde : l'amour, le vrai…

 

Et ces phrases de Mr LEVY me restent gravées au cœur comme une pensée des plus profondes…comme pour me rassurer, me dire : "mais oui, c'est possible !"

 

"

-        Identifier le bonheur lorsqu'il est à ses pieds, avoir le courage et la détermination de se baisser pour le prendre dans ses bras… et le garder. C'est l'intelligence du cœur. L'intelligence sans celle du cœur ce n'est que de la logique et ça n'est pas grand-chose.

-        (…)

-        Personne n'est propriétaire du bonheur, on a parfois la chance d'avoir un bail, et d'en être locataire. Il faut être très régulier sur le paiement de ses loyers, on se fait exproprier très vite.

-        C'est rassurant ce que tu dis.

-        Tout le monde a peur du quotidien, comme s'il s'agissait d'une fatalité qui développe l'ennui, l'habitude, je ne crois pas à cette fatalité…

-        (…)

-        Je crois que le quotidien est la source de la complicité, c'est là qu'au contraire des habitudes on peut y inventer "le luxe et le banal", la démesure et le commun.

Il lui parla des fruits que l'on n'a pas cueillis, ceux qu'on laisse pourrir à même le sol. "Du nectar de bonheur qui ne sera jamais consommé, par négligence, par habitude, par certitude et présomption."

-        (…)

Pour Arthur, il n'y avait rien de plus complet qu'un couple qui traverse le temps, qui accepte que la tendresse envahisse la passion, mais comment vivre cela lorsqu'on a le goût de l'absolu ? Pour lui il n'y avait pas d'erreur à accepter de conserver une part d'enfance en soi, une part de rêve…

"

 

 

09:44 Écrit par La p'tite dans Mon p'tit moi | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

05/08/2006

Et si on faisait un peu connaissance ?

Un peu de moi…

 

Un "j'aime / j'aime pas" façon Amélie Poulain

 

J'aime :

 

-        Le film "Amélie Poulain" justement, sa musique et ces magnifiques morales (il faut faire très attention à tout ce qui y est dit, passer outre la simplicité apparente de ce film…sublime !)

-        Quand mon fils s'endort sous mes caresses (et à peu près tout ce qui touche de près ou de loin à mon fils en fait)

-        Trouver enfin le mot que j'avais sur le bout de la langue et qui met tant de temps à sortir

-        Ranger à fond mon sac à mains

-        Avoir un coup de cœur à la première écoute d'une chanson

-        Les "sot l'y laisse" du poulet (ma maman nous les donnait toujours)

-        Très vite trouver une super position pour m'endormir

-        Pouvoir dire "j'te l'avais dit" !

-        Quand, très rarement, je trouve que mon écriture est belle (je suis une sale gauchère !)

-        Réussir un œuf à la coque (bha oui quoi, j'ai du mal ?!)

-        L'apaisement que procure une pièce pleine de bougies

-        Les pubs Coca

-        Péter les bulles des emballages plastiques de protection

-        La couleur bleue

-        Me régaler avec un plat simple (genre boulettes sauce tomates frites ou chicons au gratin de maman)

-        La fraîcheur de la forêt par temps de canicule

-        Dire ce que je pense et que ça change les choses

-        Observer les gens dans leur voiture (pas pour ceux qui vont dans leur nez mais pour ceux qui chante de tout leur coeur comme si'ils étaient l'artiste sur la scène...je me dis alors "ouuuf, je ne suis pas la seule dingue à faire ça" !)

-        L'odeur d'un buisson de lavande bien sec

-        L'évolution du blanc flashi des traces de maillot pendant les vacances

-        Choisir un joli cadre pour une belle photo de cœur

-        Des chatons qui jouent ensemble

-        Reprendre quelqu'un qui dit "j'ai mal à mon pied" et lui dire "heureusement que c'est pas le mien" !

-        Quand je vais manger au restaurant de mon frère et qu'il fait quelque chose de spécial rien que pour moi

-        Cette impression, parfois, d'être en vacances dans le sud quand je me promène dans mon coin

-        Quand le JT est ennuyeux

-        Gagner au Lotto (enfin, je crois bien que j'aimerai !!!)

-        Quand mon homme pense à de petites choses simples juste pour me faire plaisir

-        Les chips à la cacahuète ramollis de la veille et les speculoos aussi ramollis aussi...

-        Trouver des remèdes de grand-mère qui fonctionnent super bien

-        Être sur le cul à la fin d'un livre ou d'un film

-        Rayer tout ce qu'il y avait sur ma liste "à faire"

-       Imaginer les personnalités sur le pot !

  

 

J'aime pas :

 

-        Décoller l'étiquette d'un nouvel objet et qu'il y reste plein de colle !

-        Quand quelqu'un se lèche le doigt pour effacer une trace sur le visage !

-        Quand on me dit "j'te l'avais dit" !

-        Quelqu'un qui met ses dents sur sa fourchette !!!

-        Le grincement d'un verre qui sort du lave-vaisselle

-        Supporter quelqu'un qui pue tout un trajet de transport en commun

-        Me cogner le petit orteil sur un coin (je sais : "personne n'aime" mais quand ça vous arrive à tout bout de champs, croyez-moi, ça énerve vraiment !)

-        L'odeur de mes espadrilles l'été (non non j'aime pas trop l'odeur de la rose !)

-        Les gens qui se tiennent trop près de moi pour parler (avec cette impression qu'elle va finir par me monter dessus)

-        Quand quelqu'un plie un papier avec ses ongles

-        Avoir une crampe au trapèze

-        Le mauvais sort qui s'acharne sur les gens vraiment bons

-        Le "grincement" de l'ouate

-        Ceux qui ne reconnaissent jamais leur tort

-        Les piqûres de moustiques (et autres)

-        Respirer trop fort sans y penser au-dessus d'un seau d'eau chaude avec de l'ammoniaque dedans !

-        les extrapolations exagérées

 

Voici donc quelques petites choses...pour commencer...

Et vous alors ?

 

22:27 Écrit par La p'tite dans Mon p'tit moi | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |